Gestion de la trésorerie d’entreprise

Quels sont les meilleurs placements pour les excédents de trésorerie de votre entreprise ?

Le niveau actuel des taux d’intérêts est signe d’une stratégie délibérée des banques centrales pour pousser les épargnants, les banques et les entreprises à réintégrer leur trésorerie dans l’économie plutôt que de la conserver.

Mais pour le gérant d’entreprise, la trésorerie s’apparente à une réserve de sécurité ou une provision pour les charges à venir…

Dans l’incapacité de recourir au livret A comme un particulier ou une association, l’entreprise se doit de sélectionner des placements adéquats : liquides, peu risqués, et, idéalement, rémunérateurs pour sa trésorerie de sécurité.

Doit-on considérer cela comme une mission impossible dans l’environnement actuel ? 

Vous souhaitez améliorer la rémunération de votre trésorerie ?

Les placements envisageables pour une trésorerie d’entreprise

1. Les OPCVM monétaires

C’est l’idée classique pour placer de la trésorerie disponible : un placement très peu risqué et à liquidité quotidienne.
En achetant une part d’OPCVM monétaire (ou « fonds monétaire »), on achète une part d’un portefeuille mutualisé, constitué de dettes d’entreprises ou de banques à échéance courte (3 à 6 mois en moyenne).

La rémunération est donc proche de l’EONIA : actuellement négative ou, pour les meilleurs fonds, proche de 0%. Cela restera le cas tant que la Banque Centrale Européenne maintiendra ses taux à un niveau négatif ou nul.

Qu’on ne s’y trompe pas : en temps normal, les OPCVM monétaires sont un excellent instrument pour placer la trésorerie d’entreprise !
Mais dans un contexte de taux négatifs, ils ne présentent pas d’intérêt et mieux vaut laisser la trésorerie d’entreprise sur le compte courant que de souscrire à un OPCVM monétaire.

2. Les OPCVM obligataires

Investir en OPCVM obligataire revient à acheter une part de portefeuille constitué d’obligations ayant une maturité plus longue que dans un fonds monétaire.

Tout comme le marché monétaire, le marché obligataire pâtit de la faiblesse des taux. Le rendement obtenu sur un OPCVM peut difficilement être supérieur à celui des obligations sous-jacentes, aujourd’hui nul jusqu’aux maturités de 2 ans pour les obligations les mieux notées.

Les fonds les plus rémunérateurs sont ceux qui possèdent des obligations de maturité longue, ou ayant un profil de crédit risqué. La bonne performance historique de ces fonds est surtout due à la baisse des taux qui a mécaniquement revalorisé les obligations contenues dans les fonds. Aujourd’hui, ces fonds auront plus de mal à s’apprécier.

Placer aujourd’hui la trésorerie de son entreprise dans des OPCVM obligataire, c’est subir un risque de perte en capital en cas d’appréciation brutale des taux ou de crise sur le marché obligataire.

Nous estimons que le faible rendement ne compense pas ce risque en capital et qu’il existe de meilleures alternatives pour la trésorerie d’entreprise.

3. Les dépôts à terme et comptes à terme

En souscrivant un dépôt à terme, on dépose de l’argent sur un compte pour une durée donnée. Le dépôt à terme constitue l’un des placements bancaires les plus classiques.

Généralement, le montant du dépôt à terme n’est pas disponible. La rémunération est quasi nulle pour les dépôts d’une durée inférieure à un an, d’autant que les banques, disposant déjà d’importantes liquidités, ne le proposent pas toujours.

Certaines banques proposent cependant des dépôts à échéance longue, pouvant aller jusqu’à 10 ans, avec la possibilité de récupérer le capital à tout moment après un préavis de 32 jours ou de 92 jours.

Pour inciter les investisseurs à laisser leur dépôt pendant une longue période, les dépôts à terme offre des rémunérations plus importantes qui peuvent être progressives.  L’investisseur a donc l’opportunité de rentrer dans un cercle vertueux : plus la trésorerie reste sur le dépôt, plus sa rémunération est importante.

La situation actuelle des taux fait des dépôts à terme avec taux progressif une opportunité à saisir car ils représentent un excellent compromis entre liquidité et rémunération.

De plus, dans la plupart des cas, le changement de banque n’est pas nécessaire.

4. Les comptes rémunérés

Le compte rémunéré fonctionne comme suit : quotidiennement, le solde positif porte intérêt, des intérêts versés par période (mois ou trimestre).

Le compte rémunérés offre donc une liquidité quotidienne avec un rendement connu à l’avance et une très grande souplesse. Les taux faibles ont néanmoins rendu ce produit beaucoup plus rare.

Désormais, le compte rémunérés fait plutôt office de produit de fidélisation proposé aux bons clients.

5. Les contrats de capitalisation

Le contrat de capitalisation s’apparente, au niveau de son fonctionnement, à un contrat d’assurance-vie pour un particulier. Le contrat de capitalisation se compose d’un fonds en euros, au capital garanti, et d’unités de compte : OPCVM actions, obligations, monétaires, immobiliers, voire produits structurés.

La trésorerie se trouve placée chez un assureur et non pas dans une banque. L’impact se retrouve sur le plan règlementaire et complique la souscription par rapport au cas d’un dépôt à terme : le contrat de capitalisation n’est ouvert qu’à certains investisseurs (les sociétés soumises à l’IS sont exclues).

Les contraintes posées par les assureur font que ce placement est plutôt réservé aux entités éligibles qui disposent d’une visibilité suffisante sur leur trésorerie.

6. Les obligations d’entreprise

Les obligations d’entreprise sont des obligations émises par des entreprises, au même titre que les obligations d’état. Les organismes privés en usent généralement pour obtenir un financement pour une raison ou une autre. En général ce type d’obligations offre une rémunération bien supérieure au obligations émises par les Etats. 

Les obligations d’entreprises sont pour la plupart du temps cotées en OTC, mais certaines obligations sont cotées en bourse.

7. Les auto-calls

Le produit Autocall est un produit qui garanti le versement de coupons de manière régulière, à condition que la valorisation du produit ne dépasse pas un certain pourcentage,fixé à l’avance, de moins value.

LA PRESSE EN PARLE !

Agora Finance a été élu meilleur cabinet de gestion de patrimoine en 2015 2016 et 2017 par le magazine les Décideurs

Précédent

Suivant